Questions fréquentes

La plateforme Covireivac, qui va conduire les essais cliniques en France, est indépendante des industriels. Financée par les Ministères de la Santé et de la Recherche, coordonnée par l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), elle regroupe des hôpitaux et des médecins généralistes et s’inscrit dans le cadre strict des procédures d’autorisation et de surveillance. La sécurité est la priorité.

Pas à court terme car il est possible par exemple d’avoir du virus sur les mains et de le transmettre sans être soi-même infecté. En complément aux gestes barrières, un vaccin limitera néanmoins significativement la circulation du virus, et ce d’autant plus que son efficacité sera élevée, ce que les essais cliniques vont vérifier. Nous ne pourrons oublier toute contrainte que si l’épidémie est durablement contenue.

Il y aura certainement plusieurs vaccins Covid-19 et les politiques de vaccination prendront en compte l’efficacité de chaque vaccin et notamment en fonction des catégories de population, la facilité d’administration (nombre de doses par exemple) mais aussi les capacités industrielles et les conditions et rapidité d’accès. La demande concernant les vaccins sera mondiale et il faudra plusieurs vaccins pour y répondre au mieux.

Il est totalement impossible de développer la maladie à l’occasion de la vaccination : une poussée de fièvre par exemple ne sera pas un signe de la maladie, mais un effet indésirable.

L’efficacité du vaccin contre la rougeole pour éviter une infection est très élevée (95%). Pour autant, même des vaccins moins efficaces peuvent être intéressants car ils apportent une protection partielle aux personnes vaccinées et mais aussi parce qu’ils permettent la limitation de circulation du virus. Par exemple, l’efficacité du vaccin contre la grippe pour éviter un décès est de 30% chez les personnes âgées, dont le système immunitaire répond de façon moins efficace que chez les personnes plus jeunes. Cette efficacité est faible mais les décès dus à la grippe sont tellement nombreux que la vaccination se traduit par 2000 décès évités par an chez les 65 ans et plus.

C’est l’objet des essais cliniques. Les essais cliniques sont une étape indispensable au développement d’un vaccin Covid-19. Aucun vaccin ne peut être autorisé sans être passé par cette étape. Les différentes phases des essais cliniques, sur un nombre croissant de volontaires, permettent de démontrer l’efficacité d’un vaccin et d’en vérifier la sécurité.
Le délai de développement d’un vaccin Covid-19 pourrait-être exceptionnellement court par rapport aux exemples historiques (voir page Quel délais pour les vaccins covid-19), mais les procédures d’évaluation risques-bénéfices seront strictes tant pour la délivrance des autorisations que pour la définition de la politique de recommandation vaccinale. Le vaccin autorisé continuera à faire l’objet d’une stricte surveillance de pharmacovigilance post autorisation.

Le conseil scientifique Covid-19, le comité CARE et le comité vaccins Covid-19 d’une part et la Haute Autorité de Santé d’autre part recommandent, dans leurs avis du 9 juillet 2020 et 23 juillet 2020, un accès prioritaire au vaccin pour les personnes les plus exposées du fait de leur profession, et notamment les personnels de santé, et les personnes à risque du fait de leur état de santé ou de leur précarité, en particulier dans les premiers mois où la demande mondiale risque d’être supérieure à la capacité de production.

Néanmoins, une vaccination large permet une meilleure protection de la population en réduisant les transmissions, notamment pour les personnes au contact de personnes fragiles. Par ailleurs, même si la probabilité de développer une forme grave de la Covid-19 est plus faible pour les personnes sans facteur de risque, elle n’est pas nulle et est imprévisible

Les risques graves liés aux vaccins sont très faibles et aucune mort n’est à déplorer suite à une vaccination. L’enjeu des essais cliniques sera notamment d’évaluer les risques d’effets indésirables et les risques et bénéfices seront soigneusement évalués avant toute recommandation vaccinale précise. Il est néanmoins rappelé que la Covid-19 peut-être mortelle même pour des personnes sans facteur de risque et que la vaccination vise également à limiter la circulation du virus et donc à protéger les personnes pour lesquelles le vaccin est moins efficace en raison de leur âge ou état de santé, ou qui ne peuvent être vaccinées.

Pour qu’un vaccin ne soit pas nécessaire, il faudrait que le traitement découvert permette de réduire les hospitalisations, d’éviter les complications et de réduire très fortement la mortalité sans générer d’effets secondaires, et qu’il soit à un coût faible. On en est loin, puisqu’avec le seul traitement ayant fait la preuve de son efficacité sur la mortalité (la dexamethasone), la mortalité est réduite d’un tiers. Si un traitement efficace était disponible, il faudrait comparer son coût et le coût de la prise en charge des malades (hospitalisation ou non) au coût de la vaccination. Il est très probable que la vaccination soit nettement plus économique : c’est généralement le moyen de sauver des vies le moins cher.

Si la réponse immunitaire des personnes qui ont eu la Covid-19 semble baisser dans le temps, comme pour d’autres virus, elle limite néanmoins vraisemblablement les conséquences d’une possible réinfection et pourrait notamment diminuer le risque de formes graves de la maladie.

Concernant la vaccination, les essais cliniques menés permettront de répondre plus précisément à la question de la persistance de l’immunité induite par le vaccin. Cela permettra notamment de déterminer si des rappels sont nécessaires et à quelle échéance.

Un vaccin reste le moyen le moins cher de sauver des vies, et cela est particulièrement important dans les pays en développement où les coûts sont trop souvent un frein à la santé. Un des enjeux de l’approche guichet unique pour les essais vaccin Covid-19 mise en place en France est de coordonner les actions pour donner le maximum de levier aux pouvoirs publics afin de garantir l’accès au vaccin à des conditions compétitives, pour la France mais aussi plus globalement compte tenu des enjeux de santé publique.

Les procédures d’autorisation aux Etats-Unis, en Russie et en Europe sont différentes et il n’y a pas de mécanisme de reconnaissance croisée. Un vaccin autorisé aux Etats-Unis devra donc faire l’objet d’un dépôt de dossier d’autorisation en Europe, et réciproquement. En revanche, les procédures d’autorisation sont coordonnées au niveau européen.

La réponse est probablement non en l’état actuel des connaissances.
Quelque soit le lieu de fabrication du vaccin, les procédures de contrôle lot par lot sont les mêmes, le contrôle par l’industriel se doublant d’un contrôle par les laboratoires de l’ANSM. Néanmoins, les enjeux de souveraineté industrielle sont pris en compte par les pouvoirs publics et les capacités de production en Europe sont un des facteurs pris en compte.
Les vaccins sont constitués de substances actives biologiques issues du virus, souvent combinées à un adjuvant pour le rendre plus efficace. Concernant le ou les vaccins Covid-19, la présence d’adjuvants n’est pas exclue.

Tout vaccin est développé d’abord chez l’adulte même s’il est destiné à l’enfant. S’agissant de la Covid-19 les enfants sont beaucoup moins à risque de développer la maladie. Il est donc probable que les politiques vaccinales ne cibleront pas les enfants dans un premier temps. Si les enfants de façon rare peuvent développer un syndrome de Kawasaki, en cas de la Covid-19, celui-ci est exceptionnel et peut être traité.

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